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Philo en chaussettes · épisode 10

Le pari de Pascal

Dieu est, ou il n'est pas, et la raison ne peut pas trancher. Alors Pascal fait les comptes : une mise finie contre un gain infini. Le pari, son tableau à quatre cases et ses objections.

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Fiche de lecture

L'argument
Dans les Pensées (publiées en 1670, après sa mort en 1662), Pascal pose : « Dieu est, ou il n'est pas. » La raison ne peut trancher, mais « il faut parier » : « vous êtes embarqué ».
Le calcul
Croire en Dieu, s'il existe, rapporte un gain infini ; s'il n'existe pas, on ne perd qu'un peu. Ne pas croire risque une perte infinie pour un gain fini. « Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. »
Les objections
Quel dieu choisir parmi toutes les religions (Diderot) ? Peut-on décider de croire ? Un dieu apprécierait-il une foi par calcul ?
Ce qui reste
Une façon de décider dans l'incertitude, en pesant les gains et les risques de chaque choix.
Pascal
Mathématicien, physicien, inventeur d'une machine à calculer (la pascaline), philosophe et croyant.
Dans la vidéo
Les cases « peu perdu » et « peu gagné » résument les cas finis du tableau ; la balance est une image, pas un calcul.
Pour aller plus loin
Pari de Pascal, sur Wikipédia