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Philo en chaussettes · épisode 7

Le paradoxe du tas

Un grain de sable n'est pas un tas ; ajouter un grain ne change rien. Alors, à partir de quand a-t-on un tas ? Le paradoxe sorite et le problème des mots flous, expliqués en une minute.

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Fiche de lecture

Le paradoxe
Un grain isolé ne constitue pas un tas ; l'ajout d'un grain ne fait pas d'un non-tas un tas. Par récurrence, aucun nombre de grains ne ferait un tas. À l'envers, en retirant les grains un à un, un seul grain serait encore un tas.
Le nom
Sorite, du grec σωρός (sôros), « tas ».
L'auteur
Eubulide, au IVe siècle avant notre ère, de l'école de Mégare ; on lui attribue aussi le paradoxe du menteur.
La cause
Les mots vagues (tas, chauve, grand…) n'ont pas de frontière nette, et le raisonnement pas à pas l'exploite.
Trois réponses
Bertrand Russell y voit le laxisme du langage ordinaire ; d'autres font dépendre le sens du contexte (un tas de sable n'est pas un tas de soucis) ; la logique floue admet des degrés de vérité, qui croissent avec le nombre de grains.
Dans la vidéo
La courbe des degrés de vérité est une illustration : sa forme et ses valeurs sont choisies pour l'exemple, pas mesurées.
Pour aller plus loin
Paradoxe sorite, sur Wikipédia