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Philo en chaussettes · épisode 8
Le malin génie
Et si un génie tout-puissant vous trompait sur tout, le ciel, la terre, votre propre corps ? Le doute de Descartes, le cogito, et sa version moderne : le cerveau dans une cuve.
Fiche de lecture
- L'hypothèse
- Dans la première des Méditations métaphysiques (1641), Descartes imagine « un certain mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant », qui ferait de tout ce qu'il croit percevoir, le ciel, la terre, les couleurs et son propre corps, une illusion.
- Le but
- Un doute volontaire et exagéré (hyperbolique), pour trouver une certitude que rien ne peut ébranler.
- Ce qui résiste
- Même trompé, il faut exister pour être trompé : « Je suis, j'existe » (deuxième méditation). La formule « je pense, donc je suis » vient du Discours de la méthode (1637).
- La suite
- Pour retrouver le monde extérieur, Descartes s'appuie ensuite sur un Dieu qui ne trompe pas (troisième à sixième méditations).
- Version moderne
- Le cerveau dans une cuve, stimulé par un ordinateur : Hilary Putnam en fait un argument dans Raison, vérité et histoire (1981). Le film Matrix s'en inspire.
- Dans la vidéo
- La tour carrée qui paraît ronde de loin est un exemple de Descartes, tiré de la sixième méditation.
- Pour aller plus loin
- Malin génie, sur Wikipédia